Sécheresse en Wallonie : la situation reste préoccupante

Les ressources en eau sont basses, les débits critiques et le risque d'incendie élevé malgré quelques pluies récentes.

Terre craquelée et desséchée avec une plante flétrie, symbolisant la sécheresse en Wallonie. Paysage brumeux et pâle sous un ciel clair.
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Terre craquelée et desséchée avec une plante flétrie, symbolisant la sécheresse en Wallonie. Paysage brumeux et pâle sous un ciel clair.

Ce 1er octobre, le CORTEX a réuni les acteurs de l'eau en Wallonie pour faire le point sur la sécheresse, ses impacts sur la production d'eau potable, la navigation et les risques d'incendie.

La Wallonie a connu des précipitations quasi inexistantes depuis la réunion du 22 septembre, avec seulement 1 à 2 mm en moyenne. Les prévisions de l'IRM annoncent des températures légèrement supérieures aux normales saisonnières et un temps sec jusqu'au mercredi 7 octobre, où des précipitations limitées sont attendues.
L'indice de sécheresse de l'IRM indique une situation extrêmement sèche qui devrait perdurer. Le mois de septembre a été qualifié de chaud et sec, avec des précipitations inférieures de 40 à 100% à la normale sur l'ensemble de la région.
Les débits des cours d'eau sont en baisse constante, proches des valeurs minimales, particulièrement préoccupants pour les cours d'eau non navigables. La situation des barrages-réservoirs varie, certains étant normaux pour la saison (Gileppe), d'autres plus bas (Eupen, Nisramont) ou sous contrôle (Eau d'Heure, Plate-Taille, Ry de Rome).
Les nappes aquifères poursuivent leur vidange estivale, présentant des niveaux inférieurs aux normales saisonnières, particulièrement dans les Calcaires et grès du Condroz et la Calestienne-Famenne. Une remontée n'est attendue que fin octobre ou début novembre.
Le risque d'incendie est momentanément faible suite aux récentes pluies, mais redeviendra élevé dès ce 2 octobre avec la persistance de la sécheresse. Une vigilance extrême est maintenue.
La pêche en eaux vives est interdite depuis le 1er octobre. Les restrictions de navigation, en vigueur depuis le 1er juillet, sont toujours appliquées, imposant des délais d'attente et la suspension des manœuvres nocturnes sur certaines voies. La navigation est interrompue sur le Canal du Centre Historique.
La saison balnéaire s'est clôturée le 30 septembre. La situation de la production et distribution d'eau reste préoccupante pour la SWDE en raison de la baisse des nappes. Dix-sept communes ont pris des arrêtés de restriction d'usage de l'eau, notamment Bouillon, Léglise, Rochefort, Saint-Hubert, Trois Ponts, Vresse-sur-Semois, Tenneville, Rouvroy, Chimay, Theux, Stoumont, Chiny, Libin, Gedinne, Libramont, Musson et Attert.
D'autres distributeurs comme l'Inasep, l'INBW et la CILE signalent des niveaux bas ou sous surveillance. VIVAQUA maintient sa production grâce à une dérogation ministérielle malgré le faible débit de la Haute-Meuse.
L'interdiction d'exploitation des centrales hydro-électriques, sauf sur les grands barrages, est toujours d'application depuis le 18 juillet. Tout prélèvement saisonnier est interdit ou soumis à déclaration.
Information rédigée à partir de la source officielle : Gouvernement wallon / Wallonie.be — Actualités (01/10/2026)