Boucle du Hainaut : nouveau périmètre et dix conditions pour l'enfouissement

Le Gouvernement wallon valide un tracé révisé pour la Boucle du Hainaut, privilégiant l'enfouissement et fixant des garanties pour les riverains et l'environnement.

Image générique d'une ligne électrique partiellement enfouie traversant des paysages agricoles et industriels en Wallonie, sous un ciel couvert.
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Image générique d'une ligne électrique partiellement enfouie traversant des paysages agricoles et industriels en Wallonie, sous un ciel couvert.

Le Gouvernement wallon a franchi une nouvelle étape dans le dossier de la Boucle du Hainaut, retenant un nouveau périmètre de réservation préférentiel et privilégiant une solution hybride combinant ligne aérienne et enfouissement pour minimiser l'impact sur le territoire.

Suite à l'évaluation environnementale, un nouveau tracé d'environ 85 kilomètres a été identifié, s'étendant entre le poste d'Avelgem et celui de Courcelles. Cette option vise à minimiser les impacts sur la population et l'environnement en concentrant la future ligne le long d'infrastructures existantes comme l'autoroute A8/E429, la ligne TGV Lille-Bruxelles, ou encore le canal Bruxelles-Charleroi, et en passant à proximité de 6 parcs d’activités économiques. Le périmètre concerne 14 communes : Ath, Braine-le-Comte, Brugelette, Celles, Chièvres, Courcelles, Ecaussinnes, Frasnes-lez-Anvaing, Leuze-en-Hainaut, Manage, Mont-de-l’Enclus, Seneffe, Silly et Soignies.
La nécessité de renforcer le réseau électrique pour éviter les black-out, transporter l'énergie renouvelable et répondre à la saturation du réseau 150 kV en Hainaut est confirmée. Une liaison en courant alternatif hybride (aérien et partiellement enfouis) est jugée la plus robuste, une solution totalement souterraine étant écartée pour des raisons de stabilité et de capacité du réseau. L'enfouissement, qui réduit l'impact visuel mais nécessite une emprise importante, sera concentré là où son utilité est la plus forte, notamment dans des zones de paysages remarquables, à proximité d'éléments patrimoniaux ou d'habitations. L'objectif est d'enfouir au minimum 8 kilomètres.
Le Gouvernement wallon a validé la proposition et charge son administration de rédiger un projet d'arrêté qui sera soumis à enquête publique au premier semestre 2027. Dix conditions encadreront les futures décisions d'ELIA, visant à mieux protéger les riverains, limiter les impacts et assurer une juste compensation. Celles-ci incluent le rachat volontaire des habitations dans un rayon de 100 mètres, une indemnisation pour celles situées dans les 200 mètres, la protection des exploitations agricoles, la maximisation de l'enfouissement, l'utilisation de pylônes à haute qualité d'intégration paysagère, le financement d'actions d'atténuation visuelle, la compensation des impacts sur la biodiversité, et l'alimentation d'un fonds communautaire.
Information rédigée à partir de la source officielle : AKT for Wallonia — CCI Wallonie picarde (19/10/2026)